dimanche 23 octobre 2016

Les macérâts

Faire un macérât, c'est tout simplement faire une macération.

Bon ok vous n'aviez pas besoin de moi pour savoir cela. Une macération qu'est-ce-que c'est?
Une opération consistant à faire tremper un produit alimentaire ou non pour le parfumer ou le conserver. (=Source Le Petit Larousse)
Dans le cadre de macérat en cosmétique, il s'agit de faire passer les principes actifs d'un végétal, sur un support. Ce support peut être de différentes origines:

Macérât acqueux:
Le support utilisé est l'eau qui permet d'extraire les composants volatils miscibles à l'eau (=hydrophiles), tels que les sels minéraux, les composés ioniques, les phénols, les acides bases...

Macérât huileux: 
Le support récepteur utilisé est l'huile qui permet de recevoir les composants volatils miscibles à l'huile (=lipophiles)


Macérât glycériné:
Le support permet de recevoir les composants miscibles à l'huile mais également ceux qui sont hydrophiles.


- alcool = macérât alcoolique ou teinture mère
- une combinaison: eau + alcool (hydro-alcoolique)
                       eau + glycérine (hydro-glycériné)
                                eau + alcool + glycérine (hydro-alcoolique glycériné)......

La partie du végétal utilisée est dépendante de l'effet recherché. On utilise soit la partie aérienne: fleurs, feuilles, soit la partie souterraine: racines ou noyau.
Selon le type de la plante et le procédé, celle-ci devra être moulue, concassée, hachée ou laissée entière. De la même manière que les actifs de la plante sont présents quand celle-ci est fraîche ou entière, pour d'autres elle doit être séchée ou moulue.


Type de macération

A froid : ce mode ne nécessite aucune source de chaleur, et se fait en l'absence de toute source lumineuse (donc à l'abri de la lumière), pour une durée d'1 mois, en secouant de temps en temps.

A chaud : pour cette méthode on utilise le bain-marie, ou le four si vous pouvez contrôler la température de celui-ci, pas au-delà de 40° (vive les thermomètres de cuisson) ou plus simplement une yaourtière parce-que c'est un appareil dont la température se stabilise autour de 40°.


Macérât huileux
huile pimentée (macérât piments+oignons+épices)


Une fois que vous avez trouvé votre plante, trouvez votre huile!!! Des huiles en veux-tu, en voilà.... Alors laquelle choisir? Tout d'abord une qui ne rancit pas vite.

Ah bon parce-que les huiles rancissent? Eh oui, il est vrai que notre huile conservée pendant X mois dans la cuisine, pour la cuisson, ne change pas. Mais en cosmétique ce n'est pas pareil.
Revenons à nos moutons, quelle huile disions-nous. Pas celle de tournesol, qui est la plus couramment utilisée, mais étant sensible à l'oxydation, elle n'est pas préconisée pour les macérâts faits-maison. Il vous faut éviter les huiles végétales saturées (ex: cacao, coco) et plutôt privilégier les huiles insaturées (ex: olive, sésame, jojoba...)

Une fois que l'huile est choisie,  passons à la fabrication. C'est simple, il vous suffit de remplir un bocal avec vos trésors, de remplir ce bocal d'huile jusqu'à recouvrir complètement vos éléments et d'attendre, attendre, attendre...de quelques heures à plusieurs semaines, selon la méthode que vous aurez choisi.
En règle générale pour 1litre d'huile on utilise entre 100-300g de plantes (soit environ 10% de plantes pour 90% d'huile), je vous laisse faire les calculs.

Faut-il utiliser des plantes fraîches ou des plantes séchées?

Tout dépend de votre degré de professionnalisme. Pour débuter, commencez par des ingrédients séchés (plus facile à trouver en magasin), et une fois que vous vous sentirez plus à l'aise, passez aux plantes fraîches. Mais attention avec les plantes fraîches, la fermentation sera plus délicate, du fait de la présence d'eau. Donc à tester, pour ma part, j'en suis encore au stade, de laisser sécher quelques jours avant de les utiliser.

Quand je fais mes tambouilles, j'essaie de privilégier l'aspect "nature", donc je préfère les huiles bio et de première pression à froid. Pourquoi? Les pesticides et autres produits chimiques sont liposolubles, donc on les retrouve dans nos huiles, en petite quantité certes (selon la marque et son degré de contrôle), mais quand même présent.

Voilà je pense vous avoir tout dit, si des oublis me reviennent je les rajouterai, mais en attendant, vous avez tous les éléments nécessaires pour pouvoir vous lancer. D'ailleurs n'hésitez pas, faîtes-nous part de vos tentatives, vos réussites, vos échecs.....

Bon macérât à tous!!!!


mardi 5 juillet 2016

L'aloe Vera dans tous ses états



J'avais reçu il y a quelques années des boutures d'Aloe Vera. Ayant lu qu'il fallait attendre quelques années avant de pouvoir les exploiter (3ans), c'est ce que j'ai fait.
Mes boutures se sont bien développées, et c'est avec plaisir que j'ai pu me mettre à leur exploitation, ma mère avait eu dans l'idée de vouloir les utiliser en jus, j'ai décidé de la copier.

Et plus récemment j'ai décidé de me lancer dans des préparations de macérâts, et bien sur l'idée d'en faire un d'aloe, m'a prise. Vu que ce post j'ai commencé à l'écrire il y a quelques mois maintenant, je dois dire que depuis, les macérâts j'en ai fait quelques uns (mangue, café, souci, rose de provins....), je vous en ferai part dans un billet doux une fois prochaine.

Mais revenons à nos moutons, je n'ai pas perdu le fil, le temps a passé mais toujours l'idée de vous en faire profiter est là.

Alors commencons par le début:
Préambule: Séance désinfection 







Etape 1: Laissez s'écouler le suc jaunâtre comme sur la photo ci-dessus à gauche. Ce suc a aussi des propriétés thérapeutiques comme purgatif ou tonique selon les bonnes doses (données par un avis médical). Une fois que vous avez prélevé la branche, enlevez les épines sur le côté (photo du milieu)


Etape 2: Prélevez à l'aide d'une cuillère l'intérieur de la feuille en la grattant, ou, pelez la feuille comme si vous préleviez un filet sur un morceau de poisson, en séparant la peau de la feuille






Voilà, la bande gluante que vous obtenez, n'est ni plus ni moins que votre jus 100% d'aloe vera maison fraîchement obtenu. Vous voyez c'est simple, ça vous aura pris à peine 10 minutes.


Y a t'il une différence entre le gel et le jus?

Aucune, la seule différence réside dans la texture. Une fois que le gel a été prélevé et mis en bouteille, s'il a une utilisation par voie orale, il prendra l'appelation de "jus". Les jus d'aloe que vous pouvez trouver dans le commerce, ne sont ni plus ni moins, que le gel ci-dessus dilué, dans lequel a été rajouté des adjuvants et d'autres composants dont on ne comprend pas les termes. Tout comme pour les huiles, assurez-vous de boire un jus de 1ère extraction à froid.

Donc vous pouvez obtenir la même chose chez vous. Une fois que vous avez prélevé votre gel, vous le passez au mixeur, un petit coup de filtration (histoire d'enlever des résidus de peau qui seraient passés entre les mailles), et y a plus qu'à......

L'aloe vera pour quoi faire?

L'aloe vera est reconnu pour ses nombreuses vertus, cicatrisante, hydratante, antiseptique... alors essayez d'imaginer toutes les possibilités qui se trouvent à votre portée avec cette préparation maison. Pour les vertus il suffit de voir le nombre de produits de beauté à base d'aloe vera. Bon il est vrai que je vous conseille quand même de regarder au plus près des étiquettes, pour voir en quelle position des ingrédients se trouve l'aloe.

De manière concrète, pour ma part, ma fille qui a une peau sèche de par son allergie, sa peau apprécie plus facilement un macérât que le gel qui avait tendance à lui laisser une peau rêche après son utilisation notamment sur le visage.
Et comme toute préparation maison, j'en fais en petite quantité pour en refaire plus souvent, et du même coup évitez l'ajout de conservateur.

Mon chien aussi me dit merci, quand il part dans une période de gratt, gratt aïgue, une petite friction de gel pendant quelques jours, et il se roule de plaisir. S'il n'est pas passé par la case, je me fais une petite purge, en machouillant les bouts des branches qui dépassent des pots. Mais comme la nature est bien faite, il sait de lui-même quelle quantité et pendant combien de temps il doit le faire.

Et vous, comment l'utilisez-vous?

 








lundi 22 février 2016

Du soin en cosmétique


Aujourd'hui je vais vous parler d'un aspect qu'on soupçonne tous en cosmétique maison: l'hygiène. Comment appliquer cette sécurité en faisant ces produits de beauté soi-même?
Dans sa cuisine, nous ne sommes pas dans un laboratoire, avec une charlotte, une combinaison, des sur-chaussures, une pièce stérilisée....
Lorsque j'anime des ateliers en extérieur,en vous proposant à la fabrication les produits ayant le moins de manipulation possible (en utilisant du matériel jetable, un minimum de matières premières...), je vous fais part de ces règles. J'ai décidé aujourd'hui de vous les répéter par écrit.

Tout d'abord, pourquoi vous les rappeler, tout simplement pour ne pas les oublier. Le maître mot est: désinfection, désinfection, désinfection...
Quand j'ai moi-même commencé (comme tout le monde, dans ma cuisine), je faisais mes produits comme je fais ma cuisine; j'utilise, je lave, je range...

Mais "tout ça c'était avant". La 1ère chose que j'ai apprise lors de ma formation en "cosmétique naturelle" c'est de toujours nettoyer et désinfecter son matériel AVANT, mais aussi APRES son utilisation. Donc voyons ça point par point:

1 / Se laver les mains (c'est logique)

2 / Nettoyer son matériel
utiliser un détergent (le liquide vaisselle fera l'affaire), et ce même si votre matériel sort du tiroir

Ou faire bouillir son matériel pendant une dizaine de minutes et le laisser sécher

3 / Désinfecter son matériel à l'alcool
utiliser de préférence de l'alcool à 70° à la place du 90°

4 / Désinfecter son plan de travail
à l'alcool bien évidemment

5 / Mettre des gants
même si après toutes ces manipulations de nettoyage, elles sont propres, mais elles ne le resteront peut-être pas très longtemps, et il nous faut éviter la prolifération des microbes

6 / Vous pouvez commencer
enfin ce n'est pas trop tôt!!

Une fois que la recette (ou pas) de la préparation a été suivie, et que nous sommes heureux d'y être arrivé (ça, ce n'est pas garantie, j'ai eu des surprises désagréables en faisant des tambouilles). Il faut nettoyer avant de ranger. Et il faut donc refaire le protocole: nettoyer, désinfecter...

Une fois que le protocole de nettoyage a été suivi, il faut s'occuper du "après". N'oublions pas que les produits fabriqués sont destinés à être appliqués sur la peau. Peau que nous savons être sensible.

Faire ses cosmétiques ne met pas à l'abri de réaction allergique. Je vous le dis en atelier, mais je le répète ici, faire un test au préalable est nécessaire. Si vous ne remarquez aucune réaction passer un délai de min 1h à 24h (selon le produit fabriqué), vous pouvez vous tartiner, dans le cas contraire, jetez-le ou faites-en profiter quelqu'un d'autre en l'offrant.

Et je finis toujours ma petite démo en vous disant que tout changement d'aspect, d'odeur, de couleur... de votre produit n'est pas bon signe, alors dès que cela se produit, c'est direction la poubelle. ok avec un peu d'état d'âme, mais dites-vous que votre peau vous en remerciera.

Et pour le matériel, choisissez des ustensiles expressément pour vos créations. Les odeurs d'huiles essentielles, ou d'hydrolat, peuvent être difficiles à faire partir (pour anecdote j'ai eu une mésaventure avec l'oléorésine de benjoin que j'avais essayé de liquéfier et qui s'était renversé dans une casserole que j'utilisais pour le bain-marie, la casserole en garde encore des traces, bon heureusement elle ne servait que pour les recettes corporelles, mais si je l'avais utilisé pour les recettes culinaires...).

Lu comme cela, ça peut paraître contraignant, mais une fois que vous aurez pris l'habitude de le faire, faire tout cela ne vous prendra que quelques minutes. Alors prêtes????




mardi 12 janvier 2016

Et en hiver?

"Feu, argent, sagesse et santé, sont prisés hiver comme été" (Proverbe français)


L'hiver, saison qui évoque la montagne et le ski.... Mais pas que!!!

Le froid et ses températures "glaciales", est souvent accompagné de virus, que notre organisme réussit plus ou moins bien à gérer.

L'hiver en médecine chinoise

L'automne préparant notre organisme au repos hivernal et à l'hibernation, maintenant que nous y sommes, c'est la période pendant laquelle nous vivons en reclus, tout comme la nature qui s'est elle-même endormie (la sève a reflué, les feuilles sont tombées et les arbres sont dénudés). Nous devrions en faire de même, sauf que nos modes de vie ne nous le permettent pas, de ce fait, nous ne respectons pas ce rythme naturel.

L'hiver est par excellence, la saison du repos et de la méditation, la fin d'un cycle qui n'est pas une fin en soi, mais le début du suivant. Il nous faut mettre à profit cette période pour recharger nos batteries, et faire nos réserves pour  fortifier le Jing . L'élément représentatif de cette période en médecine chinoise est l'eau.

Comme en médecine chinoise, l'ensemble de notre corps est lié et forme un tout, les organes associés à cette saison sont les reins et la vessie. Les "reins" dans leur ensemble englobent les glandes surrénales et l'appareil génital, qui sont eux-mêmes liés aux organes des sens donc, les oreilles. L'hiver est la période propice à une faiblesse de ces organes (ex: douleur de la nuque, lumbago, frilosité ressentie dans les os, arthrose, constipation...)

Quelques idées d'huiles essentielles à utiliser pour cette période selon la douleur ou l'état à traiter:
- ylang ylang (cananga odorata), géranium rosat (pelargonium roseum), pin sylvestre (pinus sylvestris), romarin à cinéole (rosmarinus officinalis cineoliferum)...

Mais vous pouvez aussi faire des tisanes ou infusions avec ces quelques plantes:
- achillé (achillea millefolium), fenouil (foeniculum vulgare), ginseng (panax ginseng), pin sylvestre (pinus sylvestris)...

Les pathologies hivernales

Les pathologies les plus rencontrées résident dans le domaine respiratoire.

La plus répandue est la toux (système de défense des voies respiratoires), permettant de débarrasser les bronches des mucus, toxines ou autres intrus. Elle peut avoir 2 aspects:

- sèche = irritation dûe à des spasmes (=toux spasmodique). Elle est épuisante, incessante (ex: laryngite, angine, toux allergique...)
- grasse = elle est épurante et permet l'évacuation de mucosités (ex: bronchite, sinusite...)

Elle ne doit toutefois pas être prise à la légère si elle dure dans le temps, car elle peut avoir des origines aucunement liées au simple symptôme pathologique hivernal (une allergie, toux nerveuse liée à un stress...)

Les éléments qui peuvent être déclencheurs: un changement de température, un air sec, la pollution, des allergènes...

La 2ème pathologie la plus connue est la "grippe intestinale", plus communément appelée; la gastro-entérite. Elle est contractée par la consommation et l'ingestion d'aliments ou d'eau contaminés. Elle peut avoir 2 origines principales:
- la gastro bactérienne =  par une ou des bactéries par exemple celles présentes dans nos selles
- la gastro virale =  par la présence de virus par exemple ceux présents dans notre organisme

Comme tout dérèglement de notre organisme (ici le système digestif), elle ne doit pas être prise à la légère si elle perdure dans le temps.


Les règles à adopter sont les mêmes que celles appliquées en automne.En alimentation privilégions:
- les légumineuses: haricots secs, lentilles, pois chiches, petits pois, fèves, soja, sésame...
- les légumes racines: carottes, pomme de terre, navets...
- les fruits: citrons, châtaignes, noix...


En tout état de fait, il nous faut encore;

 " ETRE A L'ECOUTE DE SON CORPS"

A la saison prochaine!!











lundi 26 octobre 2015

L'automne pour préparer l'hiver



"L'automne est la saison où les couleurs de l'été laissent la place à une symphonie d'odeurs et de lumières qui éclatent pour laisser place à l'hiver, sombre et plus monotone" (Philippe Deuscher)
L'automne saison que les gens apprécient le moins.... Les journées sont plus fraîches, humides, la grisaille s'invite et pour couronner le tout notre santé défaille. Et pourtant dans cet état que l'on voit négatif des rayons de soleil viennent se mêler (cf photo) et embellir ces journées que l'on annonce triste.

L'automne et ses aspects

Le fait que nous soyons un peu moins actif, a des effets qui rejaillissent essentiellement sur notre organisme par des troubles physiques:
- nez qui coule
- gorge qui gratte ou douloureuse
- toux
- maux de tête
- ...
Ou par des troubles psychiques:
- troubles du sommeil
- mauvaise humeur
- anxiété
- déprime
- .....

Mais où se trouve les aspects positifs dans tout ça. J'y arrive. L'automne comme toutes les saisons, est une époque charnière dans la nature, mais également pour notre organisme. Celui-ci, comme la nature, va ralentir son activité pour pallier à cette hibernation, cette sédentarisation, et nous permettre de préparer l'hiver.
Pour ceux qui n'y pensaient pas, ce que nous mangeons, nous apportera les éléments nécessaires pour affronter les frimas de l'hiver.Quelques exemples
 
Légumes: navets, artichauts, radis, choux...

Fruits: coings, raisins, fruits secs (noix, noisettes...), pommes, marrons...

On y pense moins, mais les épices ont aussi un rôle à jouer, et pas uniquement pour parfumer nos petits plats: gingembre, cannelle, cardamome, coriandre...

On peut aussi utiliser des huiles essentielles sous différentes formes; inhalation, massage, diffusion atmosphérique: eucalyptus radiata, lavande, thym, niaouli....

Nous pouvons profiter de cette période pour faire une détoxination (ou détoxication, les 2 termes sont employés, mais je vous avouerais que je ne fais pas vraiment de différence, si quelqu'un peut m'éclairer, votre lumière sera la bienvenue) qui est un processus de nettoyage de notre organisme par le biais de cures ou de période de jeûne

L'automne en médecine chinoise

Cette notion de saison charnière se retrouve dans la médecine chinoise. C'est la saison de l'élément "métal", dans le cadre de cette saison, le Yin prend le relais et met le corps et l'esprit au repos, après la pleine activité et l'apogée du Yang durant la période estivale. Notre corps va se mettre en position pour affronter la rudesse de l'hiver. C'est aussi la période du bilan, du jugement, du travail sur soi. Le moment pour se préparer à construire une nouvelle année sur des bases stables et fermes aussi bien dans le domaine privé que dans le professionnel, l'intériorisation prend le pas sur l'extériorisation.
Associé à chaque saison, un organe, dans le cadre de l'automne l'organe associé est le "poumon". Situé dans le haut du corps, notre poitrine, il règle le débit de l'énergie (le Qi). Energie présente dans notre organisme et donc en médecine chinoise dans les méridiens. Cette énergie est puisée dans l'air par notre respiration, mais aussi dans notre alimentation.

De ce fait c'est la période pendant laquelle il y a une recrudescence des affections pulmonaires (ex: toux, asthme....). L'émotion rattachée à cette période est la tristesse. 

En résumé pour combattre les microbes responsables de notre baisse d'énergie en automne, il faut:

- se laver les mains fréquemment pour éviter la propagation des microbes
- aérer les pièces, notamment les chambres au minimum 10 minutes par jour pour oxygéner l'espace
- renforcer le système immunitaire par l'alimentation, ou la Gemmothérapie
- faire des exercices respiratoires pour une meilleure oxygénation du sang (ou du Qi)
- bien s'hydrater (eau, tisane, jus de fruits ou de légumes...) pour humidifier les muqueuses des voies respiratoires.
- utiliser les huiles essentielles en diffusion atmosphérique pour assainir les pièces à vivre
- consulter un professionnel en cas de doute ou de persistance de symptômes gênants

" ETRE A L'ECOUTE DE SON CORPS"

"Ne pensez pas à l'automne. Il viendra bien à temps, tout comme l'hiver. Profitez au contraire du bonheur que vous donnent les vrais beaux jours sous les grands arbres verts" (Charles Trenet)
 A la saison prochaine!















mardi 15 septembre 2015

Les huiles végétales en cosmétique




L'huile a toujours été utilisée dans de nombreux domaines: spirituel (baptême, extrême onction...), domestique (alimentation, entretien des meubles et outils...), médical (soin ou prévention, vous vous souvenez de l'huile de foie de morue à ingurgiter pour nettoyage des intestins...). Elle a été symbole de fécondité, de pureté et de lumière dans certaines croyances et traditions.

Comme promis, après mon petit exposé sur les huiles végétales au niveau culinaire, penchons-nous sur ses attraits cosmétologiques.

Vous utilisez de l'huile pour la cuisson de vos aliments, si elles vous apportent des bienfaits pour le corps à l'intérieur, pourquoi pas à l'extérieur? Les acides gras présents dans les huiles végétales permettent de nourrir, réparer et protéger la peau n'est-il pas?

Un petit peu d'histoire

En regardant de plus près on se rend compte que l'huile a toujours été utilisée depuis la nuit des temps. Il semblerait que le premier pressoir aurait été inventé pendant la préhistoire. Allons donc, nous n'avons rien inventé!! Eh oui nos ancêtres utilisaient déjà de l'huile.

Mais revenons à des temps plus modernes! Le mode de fabrication repose sur 2 méthodes d'extraction:


- extraction mécanique (= par pression)

- extraction chimique (= par solvant)

Aujourd'hui, après le boom de l'industrialisation qui a eu lieu au XIXe siècle, nous avons maintenant l'embarras du choix: sésame, bourrache, lin, chanvre, noisette.....
Je vous en donne une petite liste, les plus communément utilisées:


VISAGE
Lutter contre les agressions de la peau
CORPS
Lutter contre les agressions de la peau (eczéma, vergetures…)
CHEVEUX
Pour nourrir, réparer en profondeur et renforcer la fibre capillaire
Argan (argania spinosa)
Amande (prunus dulcis)
Ricin (ricinus communis)
Rose musquée (rosa moschata)
Sésame (sesamum indicum)
Avocat (persea gratissima)
Abricot (prunus armenica)
Bourrache (borago officinalis)
Jojoba (simmondsia chinensis)
Jojoba (simmondsia chinensis)
Chanvre (cannabis sativa)
Coco (cocos nucifera)
Argousier (hippophae rhamnoides)
Macadamia (macadamia ternifolia)
Neem (melia azadirachta)
Olive (olea europaea)
Germes de blé (triticum vulgare germ)

….
…..
…..

Il en existe bien d'autres:
- nigelle (nigella sativa), inca inchi (plukenetia volubilis), calendula (calendula officinalis), lin (linum usitatissimum), cameline (camelina sativa).......

Et n'allez pas croire que mettre du gras sur son visage, son corps ou ses cheveux, rendra la partie traitée encore plus grasse. Bien au contraire,elles en stabilisent la production qui est faite naturellement par notre organisme. Les vitamines que contiennent  les huiles végétales contribuent à nourrir notre peau en y pénétrant jusqu'au derme. Leur action bénéfique apporte souplesse, hydratation...

dermos.png







 schéma du film hydrolipidique

 fv-hydrolipidfilm-fr.jpg



http://tpe-hydratation-cutanee.e-monsite.com/pages/i-la-peau.html

Vous aurez donc compris que la beauté au naturel passe aussi par l'utilisation d'huiles végétales dans ses produits cosmétiques.
Elles sont toutes bonnes pour la peau, à condition de connaître son type de peau, d'où l'intérêt de passer par la case dermatologue, afin de dresser un bilan de la nôtre (sensible, grasse, sèche, normale...).


Une fois que l'on connaît la sienne, au travail! (crème du matin, crème du midi, crème de l'après-midi... :) )

De quand date votre dernier rendez-vous chez le dermatologue?








dimanche 10 mai 2015

Les huiles végétales

Huiles végétales pour le corps


Tout un roman......., on pourrait en écrire un gros tome, mais je n'aurai pas la prétention de le faire ici. Mais pour ceux que cela intéressent je vous invite à un voyage. Prêt pour le départ?

Qu'est-ce-qu'une huile?


Une huile est un corps gras extrait d'un oléagineux, c'est-à-dire une plante dont les graines contiennent des lipides (= du gras).

Halte aux idées reçues, il n'y a pas d'huiles plus ou moins calorique qu'une autre, ou allégée. Elles sont toutes composées à 100% de lipides. Par contre elles ont des apports nutritionnels différents en acides gras oméga 3, 6, et 9.

On en distingue 2 types; les huiles saturées et les huiles insaturées, que l'on classe dans 3 grandes familles:

- acides gras saturés: on les reconnaît facilement, elles sont solides à température ambiante (ex: noix de coco, palme, cacao...)

- acides gras mono-insaturés: elles restent liquide à température ambiante et peuvent supporter la chaleur parce-qu'elles ont un point de fumée élevé, on peut donc les utiliser en cuisson (ex: olive, arachide, colza...)

- acides gras poly-insaturés: elles restent liquide à température ambiante, mais sont fragiles. Elles ne supportent pas la chaleur, et sont sensibles à l'humidité, l'air. A privilégier pou les assaisonnements (ex:  tournesol, soja, maïs...)

Il existe une autre famille, un peu polémique celle-là:
- acides gras trans (=graisses hydrogénées): créés de toute pièce par les industriels car plus stables et malléables que les acides gras naturels dans la fabrication des produits alimentaires de la vie courante (soupe en conserve, pâte à tartiner, pâtisseries et gâteaux industriels...). A proscrire si possible de notre alimentation ou elles devraient représenter moins de 2% des graisses ingérées parce-qu'elles sont dangereuses pour le cœur et les vaisseaux sanguins car elles favorisent les dépôts de plaques d’athérome.(=plaque jaunâtre, essentiellement constituée de cholestérol, déposée sur les parois d'une artère. Des plaques d'athérome peuvent se calcifier (athérosclérose) ou se détacher et venir obstruer une petite artère (embolie).[Source: Eurêka santé]

Alimentation


Dans le cadre alimentaire, l'huile est utilisée comme un condiment pour la cuisson ou l'assaisonnement. Elle est préférable au beurre, car elle supporte mieux la chaleur, et pour certaines la cuisson à la poêle ou en friture. L'huile ayant un point de fumée plus élevé que le beurre, elle noircit donc moins vite, ce qui veut dire que les lipides se dénaturent moins vite.

Une huile qui fume est toxique, à ne surtout pas consommer.

Les effets

- Oméga 3 (w3ou n-3): A des effets sur la composition des membranes cellulaires, les processus biochimiques de l'organisme; la régulation de la tension artérielle, l'élasticité des vaisseaux, les réactions bénéfiques sur les systèmes immunitaires et anti-inflammatoires

- Oméga 6 (w6 ou n-6): A des effets sur le fonctionnement des systèmes nerveux, cardiovasculaires et immunitaires. Par contre une consommation excessive en oméga 6 peut annuler les effets bénéfiques des Oméga 3, et ainsi provoquer douleurs ou maladies inflammatoires comme l'asthme ou l'arthrite.


Idéalement donc en assaisonnement il faudrait associer plusieurs huiles pour en combiner les bienfaits et les avantages, pour ma part dans ma vinaigrette j'associe l'huile d'olive à de l'huile isio 4, mais je pense prochainement en associer d'autres avec l'été, pour changer les saveurs, et vous quelles sont celles que vous utilisez?

Récapitulatif

Quelques unes des huiles les plus couramment utilisées en cuisine exotique, méditerranéenne, traditionnelle...:


Le stade "friture" signifie que la température de cuisson atteint au moins 180°. Par contre l'état de "cuisson" sous-entend une température avoisinant les 150°. 


La température à atteindre pour la cuisson sera différente selon l'état de l'huile; extra-vierge, vierge, semi-raffinée ou raffinée.





Pour ma cuisson courante, j'utilise plutôt de l'huile d'olive associée ou non à de l'huile isio 4, je devrais plutôt dire j'utilisais, car je me suis mise il n'y a pas très longtemps à en essayer d'autres: sésame et noix, parce-que j'ai découvert un rayon très fourni dans un magasin bio, et du coup j'ai eu envie d'en essayer.

Par contre il y a un autre domaine, dans lequel j'en ai essayé beaucoup plus, c'est celui de la cosmétique, d'ailleurs je ne vais pas tarder à vous écrire un petit article sur ce sujet....En attendant bonne cuisson et n'hésitez pas à nous faire partager vos idées ou recettes.






Pourquoi comprendre la plante avant d'utiliser l'huile essentielle ?

  Aujourd’hui, les huiles essentielles sont largement accessibles. On les trouve facilement, on les utilise rapidement, parfois sans prendre...